
Dans ce numéro, La Boussole Sociale s’intéresse au retour d’un salarié après un arrêt maladie, et à ce qui l’entoure : le rendez-vous de liaison, la visite de préreprise, le temps partiel thérapeutique. Pour chacun, nous avons regardé ce que l’employeur doit faire, ce qu’il ne peut pas faire, et ce que les textes ne tranchent pas. Nous avons aussi regardé le médecin du travail, dont les missions s’élargissent. Et une planche BD répond à une question de calendrier : que devient un congé quand le salarié est en arrêt maladie pendant ses congés payés ?
Au sommaire
Passé trente jours d’arrêt, le salarié peut demander à rencontrer son employeur, avec le service de prévention et de santé au travail, pour être informé des dispositifs qui peuvent l’aider à reprendre le travail ou à garder son emploi. Vous n’avez pas à le proposer. Vous devez, en revanche, lui dire qu’il peut le demander.
Elle a lieu pendant l’arrêt, avec le médecin du travail, pour préparer le retour. Vous ne pouvez pas la demander vous-même, mais vous devez informer le salarié qu’il peut la solliciter. Pour les arrêts délivrés depuis le 15 juin 2026, elle peut, à certaines conditions, dispenser de la visite de reprise, qui reste due si le médecin du travail, l’employeur ou le salarié la demande.
Aucun texte ne vous oblige expressément à l’accepter, mais votre refus doit pouvoir être justifié, et plusieurs règles l’encadrent. Ce que vous devez examiner quand le médecin du travail propose un aménagement du temps de travail, ce qu’il faut motiver en cas de refus, et comment organiser le poste.
Le jeu du numéro
Sept étapes à remettre dans l’ordre, puis six pièges à déjouer : rendez-vous de liaison, préreprise, reprise… Savez-vous qui fait quoi, et quand ?
La BD du numéro
Un salarié est en arrêt de travail pour une maladie survenue pendant ses congés. Perd-il les jours de congé couverts par l’arrêt ? Non : la Cour de cassation l’a jugé le 10 septembre 2025, en abandonnant sa position de 1996. Il pourra les prendre plus tard. Une planche pour comprendre.
Et aussi, en accès libre, notre Éclairage
Des missions élargies, des médecins moins nombreux qu’en 2012 : ce que disent les données publiques sur le rôle du médecin du travail, et ce qui change pour une TPE-PME.
À retrouver sur la page Actualités
Un arrêté du 28 septembre 2026 fixe ce repère pour 2027 : 119,5 € par travailleur suivi. Ce n’est pas le montant de la cotisation de votre entreprise : la cotisation du socle se calcule par travailleur suivi et ne peut être inférieure à 80 % ni supérieure à 120 % de ce repère, soit entre 95,60 € et 143,40 € par travailleur en 2027, sauf dérogations et cas particuliers détaillés sur la page.
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